Vous regardez quoi ?

Performance lecture et danse
danse vous regardez quoi duras création collectif vecteur rouen

20

septembre

Note d'intention

"Vous regardez quoi ?" est une performance du Collectif Vecteur créée pour les journées du Matrimoine 2019, au centre d’art contemporain Le Hangar 107 à Rouen.
Entre Danse et Lecture, celle-ci met en valeur l'héritage littéraire et l’œuvre de l'autrice Marguerite Duras, mais également l'espace urbain, en bord de fleuve, où nous proposons les représentations. Une performance de 25 min qui parle de la ville (la votre, quotidienne) et de la mer, de l'orage, du corps d'une femme et des regards portés sur les corps. Le spectateur est immergé au cœur des mots, de l'espace urbain et du mouvement de cette autre femme qui danse.
Trois femmes, deux lectrices et une danseuse, partagent l’espace avec le public entre intérieur et extérieur. Les textes, portés en double voix, viennent interagir avec le corps en mouvement, présent et intemporel.
Qui regardez-vous ? Que regardez-vous ? Comment ?

 

Processus de création

Cette performance est née d’un hasard et d'une rencontre il y a plus de dix ans avec l'un texte de Marguerite Duras « La Maladie de la mort » : la beauté des phrases, l’étrange construction de l’oeuvre, un dialogue surréaliste entre un narrateur et un personnage. Il est de ces textes qui marquent, qui touchent et avec lesquels on vit plusieurs années. Pour nous, il est de ces textes qui font danser.
Dix ans plus tard, des ciseaux et de la colle pour triturer plusieurs oeuvres de Duras. À la recherche de parties de textes, non narratives ou linéaires avec plusieurs obsessions :
la ville, la chaleur et l’orage, la femme et le corps de la femme, la danse, les regards et les interrogations.
Une douzaine de livres et des dizaines de citations mêlés, triés 1, 2, 3 fois, pour en tirer un univers hors du temps et de l’espace.
Lus aux spectateurs, ce collage crée une bulle d’intimité avec les spectateurs qui découvrent, au loin, la silhouette d’une femme. Une apparition offerte à leurs regards et à leurs imaginaires.
Elle est là, présente, dans une temporalité qui n’appartient qu’à elle. Elle se promène, sensible aux éléments, fascinée par la mer. Elle titube sur le souvenir d’une valse.
Personne ne sait à quoi elle pense, ce qu’elle fait et ce qui la traverse. Une folie douce ou sauvage.
Régulièrement interpellé sur ce qu’il regarde par une des lectrices et séparé de la danseuse par des baies vitrées ou une distance conséquente, le spectateur est aussi
appelé à se questionner sur la position qu’il occupe. Certains d’ailleurs ne remarqueront pas tout de suite la danseuse. Peut-être l’auront-ils prise pour une passante avant que leur regard ne s'accroche à elle.

 

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